Pour la première fois, un club professionnel français détectait des jeunes talents sur l'ensemble du territoire national avant que ceux-ci ne poursuivent leur apprentissage du football dans une structure créée pour l'occasion. Une organisation qui a préfiguré celle du centre de formation sochalien ouvert en 1974.
Le match face au PSG de ce dimanche soir est l'occasion pour le club de fêter l'anniversaire de sa politique des Lionceaux.
Sochaux est le meilleur tremplin de France
Gérard Leroy, René Massaini, Serge Bourdoncle, Jean-Jacques Marcel, Henri Biancheri, Guy Nungesser — ces joueurs ayant figuré parmi les cinq premières promotions des Lionceaux — étaient présents en fin d'après-midi au centre de formation de Seloncourt puis au stade Bonal.
Jean-Jacques Marcel, 44 sélections en équipe de France est ainsi revenu, ému, en Franche-Comté. « Lorsque je vois ces installations, je dis chapeau ! C'est magnifique. Cela n'a plus rien à voir avec notre époque où la formation n'existait pas. Aujourd'hui, c'est l'argent qui guide le football. On place son enfant dans un centre en espérant que cela rapporte. Heureusement, ici, les études sont importantes. Les jeunes ont un fort taux de réussite au bac », note Jean-Jacques Marcel, qui a joué avec le FC Sochaux de 1949 à 1954. « Pour moi, Sochaux a été le meilleur tremplin de France. Tu ne venais pas ici pour le plaisir mais pour travailler. Ce qui n'empêche que j'ai vécu les cinq plus belles années de mon adolescence », reconnaît l'ancien international.
Une véritable école de la vie
« Nous étions au cercle hôtel et avant l'entraînement, je traversais la rue pour aller pointer chez Peugeot. En plus du football, il fallait travailler. Mais c'était une véritable école de la vie. Je suis passé par Sochaux et je pense que j'ai plutôt bien réussi ma vie », précise Henri Biancheri, deux sélections avec les Tricolores et plus de 400 matches chez les pros. « Aujourd'hui, lorsque je vois ces installations, je me dis que cela a bien changé. À Monaco, les jeunes joueurs font la gueule si leur studio n'a pas vue sur la mer ».
13 footballeurs de l'effectif pro du FCSM sur 24 sont issus du centre de formation seloncourtois. Seul Montpellier est devant, avec un joueur de plus
(Article copier-coller sur le site internet du journal le pays daté du mardi 3 novembre)




